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Boulimie : chaque jour, un nouveau départ.
J’ai écrit cet article il y a deux ou trois ans* (je dirais qu’il date de 2015 ou 2016, puisque j’y évoque ma vie de bureau). J’avais déjà envie de partager mon quotidien avec transparence dans un blog, mais mon travail m’obligeait à un devoir de discrétion, incompatible avec la tenue d’un blog de ce genre (ou alors sous couvert d’anonymat et en taisant les aspects les plus « honteux », ce qui pour moi faisait perdre tout son intérêt au projet). Je ressors ou réutilise souvent mes écrits d’avant, que je me félicite vraiment d’avoir conservé. J’avais pris l’habitude de noter tout ce que je ressentais sur le vif. Aujourd’hui je…
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Fragile équilibre ou de l’importance de respecter ses besoins élémentaires quand on souffre d’un trouble alimentaire.
C'est très difficile pour nous, « troublés alimentaires », de ne pas être exactement sur les rails de nos besoins ou de ne pas avoir tous nos voyants au vert. Pour aller juste bien – pas ultra-bien, juste correctement – il faudrait que tous nos besoins physiologiques de base soient honorés. Manger, dormir, bouger, c'est important pour tout le monde. Mais pour nous, c'est presque VITAL. Parce que le moindre écart engendre un sacré bouleversement, surtout avec nos personnalités radicales, qui font souvent en sorte que si une chose cloche, tout le reste doit clocher aussi. En fait, notre hypersensibilité requiert une lecture très fine de nos besoins. Pour ne pas nous laisser…
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De la douceur! ou « Pourquoi devrais-je prendre soin de moi alors que je suis boulimique »?
L'ancienne version de moi-même était persuadée que l’auto-indulgence n’était pas un dû et que rien n’était plus conditionnel que l'amour-propre. Pour moi, lorsque l'on atteignait ses objectifs, alors on pouvait s’autoriser un écart de conduite (ça restait transgressif, malgré tout!) et faire preuve d’un peu de bienveillance. Bien évidemment, je n’avais pas vraiment d’objectifs au sens propre, si ce n’est de me prouver que je n’étais bonne à rien, nulle en tout. Je m'en voulais tout le temps, je me fixais des missions perdues d'avance, complètement irréalisables et je me détestais tout le temps : avant d'avoir entrepris quoi que ce soit ET après avoir « échoué ». Je n’étais jamais satisfaite de…