Questions les plus fréquentes (FAQ)

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Qui es-tu pour dispenser des conseils et du coaching sur les troubles alimentaires ?

Je ne suis NI médecin, NI psy(-chologue, -chiatre, -chothérapeute, etc), NI nutritionniste. Et pourtant, je SAIS que j’ai tout ce qu’il faut pour vous aider à vous libérer de votre trouble alimentaire.


Pourquoi ?


Parce que j’ai été moi-même boulimique pendant plus de vingt ans de ma vie.

Vous pouvez lire mon histoire ICI

J’ai vécu la boulimie, l’obsession pour la nourriture, la conviction d’être complètement dingue, la détresse, le désespoir, tous les jours de ma vie.
Je sais exactement ce que vous ressentez, je connais vos difficultés et je sais aussi comment les surmonter vraiment et pour de bon.
Je sais que les formules magiques, à base de « t’as qu’à faire ci » ou « pourquoi tu fais pas ça ? » nous tuent à petit feu et que, si c’était si simple, si vaincre la boulimie n’était qu’une question de volonté, il n’y aurait pas de boulimiques.

Je sais aussi que les boulimiques et les ex-boulimiques sommes tous de supers champions et championnes de la diététique et du fitness, qu’on connaît toutes les règles nutritionnelles et que, si ce n’était qu’un problème alimentaire, nous l’aurions déjà résolu depuis longtemps.


En plus d’avoir « la chance » d’avoir moi-même vécu la boulimie pendant des années, j’ai surtout eu la chance de pouvoir suivre une thérapie qui fonctionne vraiment.

J’y ai rencontré des dizaines et des dizaines de personnes complètement désespérées, à bout, endettées, persuadées qu’elles ne s’en sortiraient jamais, qui s’en sont sorties, pour de bon.
La boulimie, on s’en sort. Et non seulement on s’en sort mais, en plus, en se concentrant sur les vraies problématiques, on peut perdre l’obsession rapidement, en quelques semaines à quelques mois.
Oui, en quelques semaines, on peut perdre une obsession qui nous a collé à la peau toute une vie ! Par contre, ça ne se fait pas tout seul. Il y a une condition, c’est d’accepter de remettre en question ses croyances. C’est tout bête mais très compliqué, si on se cramponne à l’idée que la boulimie est un problème alimentaire.

🌟 🌟 🌟

Quand tu dis « on s’en sort », tu entends quoi par là ?

J’entends ne plus être obsédé(e) par la nourriture. Faire ses propres choix et les faire en fonction de ce qu’on aime vivre, expérimenter, ressentir et pas en fonction de la nourriture ou de nos craintes. Vivre libre et plus dans la peur de soi-même.

Pour moi s’en sortir, ne plus être boulimique, ce n’est pas adopter des « trucs » pour se tromper soi-même.
Ce n’est pas vivre en apnée, en usant de stratégies pour ne pas craquer. Ce n’est pas passer sa vie à réussir à se contrôler.


Mon objectif de coaching – et je ne lâche pas les coachés tant qu’il n’est pas effectivement atteint – c’est ça :

Être en paix avec soi-même et vis-à-vis de la nourriture. Être confiant(e) et serein(e), même si on n’est pas encore totalement satisfait de son image et qu’on pense avoir encore des « choses à faire ».
Je comprends totalement le mal-être d’une personne en surpoids ou trop maigre. Le but n’est pas de forcer les gens à se complaire dans un corps qu’ils n’aiment pas, mais de leur apprendre à se respecter et à s’écouter, même s’ils n’ont pas encore le corps dans lequel ils se sentent bien.

On n’a pas besoin d’aimer son corps pour le respecter et se respecter. Par contre, on a le corps qu’on aime uniquement quand on se respecte. Et en se respectant, on peut vivre en harmonie avec un corps qui n’est pas encore totalement celui dans lequel on se sent bien. On peut être en paix avec soi-même tout en ayant des objectifs d’évolution.
Mais tout cela se fait dans la douceur et la bienveillance, sinon le corps résiste et le retour de flamme est douloureux (c’est, en partie, le principe des boulimies).

Je crois à la magie de la mise en valeur, je crois que se faire jolie ou beau, ou juste prendre soin de soi, c’est vraiment important. Mais je ne crois pas qu’il faille « souffrir pour être belle », c’est un concept totalement dépassé selon moi. Je crois même que c’est complètement contre-productif.

S’en sortir, c’est aussi :

Savoir ce qu’on aime et ce qu’on n’aime pas et le faire respecter fermement mais avec bienveillance. Ça aussi, selon moi, c’est vital. On ne peut pas vivre libre et heureux en se laissant complètement ballotter par les autres et par les circonstances, ni en entretenant des relations crispées avec notre entourage.

La boulimie lâche les personnes qui tiennent bien sur leur deux jambes, même tremblotantes, qui savent ce qu’elles veulent – au moins un minimum – et qui le revendiquent sans agressivité. En revanche, la boulimie reste cramponnée aux gens qui subissent leur vie et leur propre personnalité, sans avoir conscience de ce qu’elles s’infligent. Pour ces gens-là, que je considère avec d’autant plus d’affection que j’ai fonctionné ainsi pendant des années, l’addiction alimentaire est une bouée de sauvetage, le seul moyen de survivre sans péter un plomb.

S’en sortir, c’est également adopter facilement, intuitivement, sans efforts, sans y penser, de bonnes habitudes alimentaires et santé. Pas sous la contrainte ou dans la violence, mais naturellement, parce qu’on en a envie et qu’on sent que c’est bon pour nous. C’est prendre soin de soi avec plaisir … vraiment avec plaisir. Pas le « plaisir » des régimes où on ne voit pas trop où est passée la joie de vivre, où on ne pense qu’à manger, éliminer, mesurer, évaluer. Je dirais même mieux que ça, s’en sortir, c’est vivre avec plus d’insouciance, y compris dans le domaine alimentaire.
C’est assez paradoxal, mais pour les boulimiques et autres addicts alimentaires, « sortir de sa zone de confort », c’est parvenir à ne plus vivre dans la violence et la contrainte. Redoubler d’efforts, s’infliger de la douleur, ça on sait faire. Mais s’écouter, être doux(ce) et souples envers nous-mêmes, c’est beaucoup plus compliqué. Ça, c’est vraiment inconfortable pour nous, c’est le vrai challenge.

Pour illustrer mes propos, voici quelques exemples de ce que, concrètement, j’entends par adopter facilement et sans efforts de bonnes habitudes qui font du bien à notre corps. Pour les non-boulimiques ou non-addicts alimentaires, ça peut sembler stupide de rêver de choses pareilles, qui semblent si simples et évidentes. Pourtant, quand on est boulimique, c’est le genre de chose qu’on meurt d’envie de réussir à faire.


Imaginez qu’au lieu de vivre vos journées dans l’obsession de la nourriture et de votre poids :

🌟 Vous vous réveillez le matin en pensant à ce que vous avez envie de faire pour vous. La première chose qui vous vient à l’esprit, ce n’est pas la restriction alimentaire, les calories, l’exercice physique. En fait, vous ne pensez même pas vraiment à la nourriture, sauf si vous avez un super petit-dej prévu. Vous y pensez alors avec plaisir et sans peur, vous vous faites totalement confiance pour profiter comme il faut et vous arrêtez quand il faut.

🌟 Si vous avez envie de faire de l’exercice, vous faites exactement ce qui est bon pour vous et vous arrêtez quand ça vous chante, quand vous vous sentez bien, sans vous faire aucune violence.

🌟 Quand vous avez faim, vous ne ressentez pas d’angoisse, même si ce dont vous avez envie, c’est d’une énorme entrecôte-frites. Vous savez que vous vous arrêterez sans effort, quand vous aurez satisfait votre envie. Peut-être que vous n’arriverez même pas à terminer votre assiette, peut-être que vous vous resservirez. Peu importe en fait, parce que vous savez que votre corps fonctionne bien, qu’il ne vous veut que du bien et qu’il vous communique ce dont il a besoin. Et si vous avez juste envie de légumes de saison, ce n’est pas par obsession de votre poids, c’est juste que, vraiment, vous rêvez d’une bonne soupe et que l’idée des frites, là tout de suite, vous écœure.

🌟 Vous sortez de votre zone de confort avec plaisir pour concrétiser ce qui est bon pour vous, dans tous les domaines de votre vie, mais vous ne vous faites plus violence, ni avec votre alimentation, ni avec l’activité physique, ni dans votre vie professionnelle. Des ambitions, vous en avez pourtant, plein, peut-être même encore plus qu’avant, quand votre vie tournait autour de la nourriture. Mais vous avancez confiant(e), déterminé(e) et serein(e). Vous vous dépassez, mais vous refusez de vous meurtrir et tout semble tellement plus simple.

🌟 Vous mangez sans peur, quand vous en avez envie, sans obsession, sans contrôle. Quand vous n’avez plus faim, vous ne terminez pas votre assiette (c’est un peu le Saint-Graal des boulimiques, être capable de ne pas terminer son assiette) ; quand vous êtes invitée et que c’est délicieux, vous vous resservez, même deux fois, sans angoisse. Si vous avez trop mangé le midi, vous avez naturellement envie de jeûner le soir, ou de manger plus light, ou pas. Certains jours, vous n’avez tout simplement pas envie de dessert, même si ça a l’air très bon. (Pas «non, non, non, je ne craquerai pas », mais « je n’en ai pas envie, peut-être une autre fois » ou, encore plus dingue : « je vais juste goûter une petite cuillère ».). D’autres jours, vous vous lâchez complètement, mais vous n’avez aucune peur, parce que vous savez très bien que votre corps s’arrêtera quand il le voudra et réclamera ce dont il a besoin.

🌟 En fait, vous vivez tout simplement votre vie en profitant de la nourriture pour les nutriments et le plaisir qu’elle apporte et c’est tout. Votre corps vous dit quand il a envie de bouger et quand il n’en a pas envie, quand il a envie de crudités et quand il a envie d’un gros chocolat chaud avec de la chantilly. Et vous n’avez plus peur, parce que vous savez que votre corps vous demande exactement ce dont il a besoin et, surtout, que vous savez l’écouter.

C’est ça, pour moi, s’en sortir. Être libre et serein(e), dans la maîtrise bienveillante, mais pas dans le contrôle. Ne plus se battre contre soi-même ne plus avoir peur de son corps et de sa tête.

Et encore, là, je ne parle que de la surface, que des problèmes les plus présents et les plus pressants.

Parce que pour se libérer de l’obsession, on doit changer tout son système de croyances et c’est la vie dans son ensemble qui devient plus sereine et plus légère, pas juste notre rapport à la nourriture (qui, finalement, n’était qu’une infime partie du problème).

Cela veut dire aussi que « ne plus faire de crises de boulimie » n’est pas un indicateur suffisant. On peut être boulimique en ne faisant presque jamais de crises de boulimie, parce qu’on se fait une violence énorme. On n’est plus boulimique, quand on arrête de penser à la nourriture sans cesse et de vivre sa vie en fonction d’elle.

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