De la douceur! ou « Pourquoi devrais-je prendre soin de moi alors que je suis boulimique »?

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L’ancienne version de moi-même était persuadée que l’auto-indulgence n’était pas un dû et que rien n’était plus conditionnel que l’amour-propre. Pour moi, lorsque l’on atteignait ses objectifs, alors on pouvait s’autoriser un écart de conduite (ça restait transgressif, malgré tout!) et faire preuve d’un peu de bienveillance. Bien évidemment, je n’avais pas vraiment d’objectifs au sens propre, si ce n’est de me prouver que je n’étais bonne à rien, nulle en tout. Je m’en voulais tout le temps, je me fixais des missions perdues d’avance, complètement irréalisables et je me détestais tout le temps : avant d’avoir entrepris quoi que ce soit ET après avoir « échoué ». Je n’étais jamais satisfaite de moi-même. Et finalement, mes seules parenthèses de douceur étaient mes crises de boulimie. C’étaient mes seuls vrais moments de lâcher-prise. Absolument toutes les autres activités que je pratiquais (toutes!) s’accompagnaient d’un intense bavardage mental anxiogène et auto-destructeur.

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Boulimie : deux comportements à adopter pour aller mieux

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Le corps est beaucoup plus intelligent que notre mental et pourtant, on le considère trop souvent comme son subordonné. On le traite comme un véhicule qui doit fonctionner comme on le souhaite, comme une mule qui, chargée jusqu’à terre, doit se rendre où on le désire, au gré des coups de fouet qu’on lui assène.

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