Les petits ratés qui tuent…

Parlons un peu des petits ratés de la vie. Pas des grands problèmes, mais des petits poisons… Comme par exemple :  oublier de résilier l’assurance auto, se prendre des amendes, se tromper de date quand on prend des billets d’avion, oublier un produit quand on fait ses courses (alors qu’on était venu(e) pour ça et qu’on a acheté tout le magasin sauf ça, ça vous parle?), se rendre compte qu’on s’est fait arnaquer,… Lire la suite

Cher putain d’équilibre

Un jour, ma thérapeute a dit : « Lorsque vous ne dormez pas suffisamment, vous devenez comme des bébés ».

C’est difficile pour tout le monde d’être bien et de rester digne dans un état de fatigue avancé. J’imagine que l’on connaît toutes et tous les effets physiologiques, hormonaux, etc du manque de sommeil et ils m’importent peu. Car une personne « normale » fatiguée aura sans aucun doute un plus gros appétit, plus d’envies de gras, sucré, salé, sera plus irritable et tout ce qui s’ensuit. C’est clair. Une personne boulimique (=hypersensible, généralement borderline), a l’impression que tout son monde s’écroule quand ça lui arrive.

Personnellement, lorsque je suis fatiguée, je me sens littéralement agressée par tout ce qui m’entoure, comme si je n’avais pas de peau et qu’on pouvait me faire mal beaucoup plus facilement. Je me sens oppressée par les rires trop forts, les bruits de la ville, les conversations. Par la lumière aussi. J’ai l’impression que tout s’acharne contre moi. Pour donner une image, c’est comme si des centaines de mains me bousculaient, me tiraient les cheveux et me pinçaient. Un rien me donne envie de pleurer et je prends mal tout ce que l’on me dit. Je suis beaucoup plus maladroite que d’ordinaire et ça me fait mal de me cogner contre un meuble, ça me rend triste et ça me donne envie de tout casser. Bref, la catastrophe.

Comment peut-on comprendre ça lorsqu’on n’a pas de problèmes d’hypersensibilité et que le manque de sommeil ou tout autre déséquilibre a simplement des effets désagréables, mais pas insurmontables ?

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De la douceur … Partie 2

J’avais débuté la Partie 1 en disant quelque chose comme : comment peut-on être bienveillant(e) envers soi-même, quand on fait tout de travers? On est indulgent envers soi-même lorsque l’on atteint ses objectifs, quand on est quelqu’un de bien, de méritant.

Julia blog

Alors vraiment, quand on fait des crises de boulimie, que l’on est incapable de tenir ses objectifs sportifs, qu’on baisse les bras, qu’on n’est pas foutu de se faire violence au quotidien, on ne mérite aucune indulgence, n’est-ce-pas? Bon vous l’aurez compris, c’est une question plus que rhétorique. Vous avez dû remarquer que j’ai cette manie de commencer souvent mes articles par une affirmation ou un dogme selon lequel j’avais l’habitude de fonctionner avant… Avant … Avant ma thérapie (stoppée en cours de route, je rappelle, mais qui m’a déjà donné bien des outils), avant de me remettre en question et avant de commencer à interroger tout ce que je considérais comme des vérités absolues. Bref, avant, je fonctionnais à la violence. Je m’en voulais tout le temps, je me fixais des objectifs perdus d’avance, complètement irréalisables et je me détestais avant d’avoir entrepris quoi que ce soit, après avoir « échoué, tout le temps!

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Les vaches de Staline, Sofi Oksanen

Encore une fois, en lieu et place de ma piètre analyse perso, je vous livre le résumé « officiel ». Personnellement, je n’ai pas réussi à m’en arracher avant d’avoir tout lu. Touchant, réaliste, passionnant.

" Devachesux femmes, une mère et sa fille, dans la Finlande de la fin du XXe siècle. Katariina a tout tenté pour faire oublier ses origines estoniennes et taire les traumatismes de l’ère soviétique. Anna souffre de troubles alimentaires profonds et ne pense qu’à contrôler l’image de son corps. A travers leur douleur et leurs obsessions, c’est le destin tragique de l’Estonie, le pays de sa mère, que Sofi Oksanen évoque. Les « vaches de Staline » : c'est ainsi que les Estoniens déportés appelèrent les chèvres efflanquées qu'ils trouvèrent en Sibérie, dans une sorte de pied de nez à la propagande soviétique qui affirmait que ce régime produisait des vaches exceptionnelles."

Les boulimiques et la bouffe

 

Bon, j’ai craqué. L’intitulé de ce site « La boulimie sans la bouffe », fait un peu snob, mais l’idée c’est que le plus important dans la boulimie, ce n’est pas la crise, bien qu’elle fasse partie intégrante de notre existence, mais la personnalité de la boulimique, qui généralement est borderline.

(Les critères : ici … C’est un peu kitsch, mais sur le fond c’est ça je pense)

C’est réducteur, certes, mais c’est juste pour donner un cadre.

On aura encore mille fois l’occasion de parler de personnalité et de trucs perchés, mais parfois, on a besoin de terre à terre.

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Se remettre en question

Depuis quelques jours, je commence à prendre conscience de plein de choses. Sans élément déclencheur particulier. C’est sans doute le cumul de mon début de thérapie, de mes remises en questions et d’une certaine prise de recul, qui m’ont permis d’interroger certaines « évidences », comme ça, d’un coup, inconsciemment.

J’ai commencé par m’ouvrir l’esprit, mais pour de vrai. « Avoir l’esprit ouvert », c’est exactement le genre de concept qui, selon moi, semblait complètement abstrait et d’une banalité à pleurer. Le genre d’expression qui a toujours eu le don de m’énerver, comme quand on me dit « prends soin de toi ». Ou encore, « ne juge pas ». Qu’est-ce que ça veut dire? Evidemment, que j’ai l’esprit ouvert! Evidemment que je prends soin de moi! Et je ne juge pas, je donne mon avis! Si quelqu’un est en mesure d’expliquer ces phrases inutiles qu’on balance négligemment dans les conversations, qu’il le fasse, parce qu’elles ne veulent clairement rien dire.

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Mordant : le coeur au ventre

J’ai longtemps repoussé la lecture de ce livre

Je m’attendais à y lire des morceaux de vie un peu coeur au ventrelarmoyants, avec tous les ingrédients du pathos, quelques scènes de bouffe un peu exhib. Un peu comme une autobiographie du boulimique modèle.

Bon, je ne vais pas m’étaler : je ne m’attendais pas à ça.

Je me pose quand même cette question : comment peut-on avoir le courage de se livrer de la sorte, surtout lorsque l’on est, comme qui dirait, « connu du public »?

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De la douceur … Partie 1

Comment peut-on être doux(ce) envers soi-même, alors que l’on n’est même pas capable d’atteindre ses objectifs? La douceur, la bienveillance, le bien-être, ça se mérite, n’est-ce -pas?

De quel droit serais-je douce avec moi-même, alors que je suis incapable d’atteindre un seul de mes objectifs, que je ne peux pas passer une seule journée sans craquer, que je suis grosse, adipeuse, moche, dégueulasse, granuleuse, impure?

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Mon bel enfer

Comment commencer…

Depuis plusieurs jours, voire plusieurs semaines, je suis dans ce qu’on peut appeler  ma phase down, très très down
Evidemment, j’imagine que personne ne s’en rend vraiment compte : enfin si, les gens voient sans doute que j’ai grossi, que je suis irritable, stressée, que mon humeur change du tout au tout, cent fois par jour, sans prévenir…

Les gens pensent que je traverse une mauvaise passe, même mes amis les plus proches.

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