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TCA : Payer quelqu’un pour s’en sortir ? Cela ne suffit pas.


Voilà, ça y est, on a signé. On s’est lancé, on a décidé d’investir beaucoup d’argent dans cet accompagnement qui semble être exactement ce qu’il nous fallait. Cette étape est déjà être énorme en soi. Prendre une décision émotionnellement et financièrement engageante, se lancer dans le vide, surtout quand on manque de confiance en soi et qu’on a connu des échecs et déceptions, c’est déjà une grosse étape de franchie. Il y a vraiment de quoi être fier de soi.


Savez vous combien de personnes vont au bout du processus ? Regardons le nombre d’étapes à franchir avant de s’engager dans un accompagnement.

 

 

 

Ouf. Tout ça.


Concentrons-nous sur les personnes qui ont traversé avec succès chacune de ces étapes et qui se retrouvent désormais engagées dans un accompagnement. Il peut s’agir d’une version light – des consultations ponctuelles, qu’on est libre de prendre plus ou moins quand on le souhaite – ou d’une version plus intensive – engagement sur plusieurs mois, voire années.


Le truc, c’est que…


Arriver au bout de ce processus d’engagement, ce n’est que le début.


La toute première marche.


La plupart des personnes que j’accompagne avouent, en fin de coaching, n’avoir pas réalisé l’ampleur de la tâche au départ.


Est-ce bien malin de ma part de parler de cela ? Ne suis-je pas en train de me tirer une balle dans le pied ?


Pas sûr.  Je préfère prendre trop de précautions que pas assez et éviter les mauvaises surprises en cours de route.

 

S’il y a une chose que je voudrais éviter à tout prix, c’est de laisser planer un doute sur le fait qu’aucun processus de changement ne peut être facile ou confortable. Il n’y a pas de secret, ni de miracle.

Par contre, l’inconfort et la difficulté viennent rarement de là où on le croit.

Dans le cas des TCA, on s’attend généralement à devoir agir sur l’alimentaire, changer sa perception de soi, travailler sur ses émotions, sur le lâcher-prise ou, au contraire, la vigilance alimentaires.

Mais non : les efforts à fournir ne sont pas là où on le croit.

Mon intérêt n’est pas d’accompagner beaucoup de personnes, mais d’accompagner uniquement des personnes prêtes à s’investir vraiment et qui, par conséquent, auront des résultats.


Et puis, il y a autre chose : oui, la transformation, c’est inconfortable et difficile. Mais il y a une chose sur laquelle toutes les personnes qui sont allées au bout de leur accompagnement sont unanimes : c’est dur, mais ça en vaut vraiment la peine.


Malheureusement, il m’arrive régulièrement de suivre des personnes qui n’ont pas compris tout ce que demande un accompagnement. Alors, de quoi s’agit-il ?


Voici deux qualités essentielles pour réussir son accompagnement thérapeutique et aboutir à la transformation recherchée (dans notre cas, se libérer définitivement de l’obsession alimentaire) :

 

En somme, il faut jouer le jeu. Payer quelqu’un pour papoter ou se faire valider dans les fausses histoires qu’on se raconte, c’est possible, mais dans ce cas, il ne faut pas s’étonner que rien n’avance.

Il faut accepter de se mouiller, de se faire bousculer émotionnellement.

Une thérapie, ce n’est pas un cycle de conférences. On ne vient pas comme un bon petit élève raconter sa vie tout sourire en disant que tout va super bien, « non vraiment, s’il n’y avait pas ces boulimies, tout serait absolument mer-veil-leux« . Les personnes qui avancent le plus vite sont celles qui osent se mettre en difficulté et qui osent laisser leur ego au second plan, même quand c’est douloureux.


Une dernière chose : il faut tenir bon APRES l’accompagnement. Si on oublie tout ce qu’on a appris en coaching ou en thérapie à la minute où on le termine, les vieux schémas se font un plaisir de revenir.


Je suis personnellement passée par tout cela. Pour RIEN AU MONDE je n’aurais voulu échapper à l’inconfort des accompagnements que j’ai suivi. Je n’ai jamais accepté d’être maltraitée ou qu’on me manque de respect, mais j’ai toujours accepté avec gratitude les critiques de mes thérapeutes.


Avant de vous lancer dans un accompagnement, réfléchissez-bien : est-ce que je veux vraiment m’en sortir, ou juste papoter et me raconter des histoires ? Les deux réponses sont valables, mais faites vos choix en cohérence avec vos objectifs profonds.

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