-
Faut-il vraiment laisser le passé au passé ?
Il semblerait que toute une génération de praticiens refuse catégoriquement de parler du passé. J’ai suivi des thérapies de groupe au cours desquelles le thérapeute interdisait à ses patients de parler de leur enfance. Le parti pris est intéressant et tout à fait fondé : il est trop tentant d’invoquer un passé difficile voire traumatisant pour justifier l’immobilisme. Accorder trop de place au passé, c’est prendre le risque de se complaire dans un présent douloureux plutôt que prendre ses responsabilités pour changer ce qui doit l’être. Pour autant, quand le passé est tellement douloureux et persistant qu’il empoisonne le présent est-ce bien du passé ? On ne peut pas décider…
-
La boulimie, un réflexe de révolte
« C’est marrant que ça te passionne autant, les boulimiques. » Oui, ça me passionne, la boulimie, parce que ce n’est pas juste une affaire de gens qui mangent trop, qui se font vomir ou qui comptent leur petits pois. C’est une histoire de personnalités passionnées et en ébullition à qui on a dit de rester bien sages. La boulimie, ce n’est pas seulement « un réflexe de survie* ». C’est un réflexe de révolte. La révolte sourde de la femme ou de l’homme qui se laisse étouffer, tout en s’en indignant au plus profond de son inconscient. N’ayant, pour une raison ou une autre, pas eu le droit ou la possibilité…
-
Boulimie : chaque jour, un nouveau départ.
J’ai écrit cet article il y a deux ou trois ans* (je dirais qu’il date de 2015 ou 2016, puisque j’y évoque ma vie de bureau). J’avais déjà envie de partager mon quotidien avec transparence dans un blog, mais mon travail m’obligeait à un devoir de discrétion, incompatible avec la tenue d’un blog de ce genre (ou alors sous couvert d’anonymat et en taisant les aspects les plus « honteux », ce qui pour moi faisait perdre tout son intérêt au projet). Je ressors ou réutilise souvent mes écrits d’avant, que je me félicite vraiment d’avoir conservé. J’avais pris l’habitude de noter tout ce que je ressentais sur le vif. Aujourd’hui je…






