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Boulimie : toujours garder un œil sur soi
Les personnes sujettes à la boulimie ne fonctionnent pas comme les autres. Si vous passez par ici de temps en temps, vous l’avez bien compris. Quand on a un fonctionnement « original », atypique, c’est compliqué de devoir s’aligner sur les autres pour savoir ce qui est bon pour nous ou pas. Un exemple tout bête. Le sommeil est une nécessité non négociable pour nous. Quand on manque de sommeil, on voit tout en noir, on a des pensées négatives et déprimantes, on est très irritable, on a l’impression que le monde entier nous en veut. Un rien peut nous faire fondre en larmes. Souvent, on me dit : « Quand je manque…
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Fragile équilibre ou de l’importance de respecter ses besoins élémentaires quand on souffre d’un trouble alimentaire.
C'est très difficile pour nous, « troublés alimentaires », de ne pas être exactement sur les rails de nos besoins ou de ne pas avoir tous nos voyants au vert. Pour aller juste bien – pas ultra-bien, juste correctement – il faudrait que tous nos besoins physiologiques de base soient honorés. Manger, dormir, bouger, c'est important pour tout le monde. Mais pour nous, c'est presque VITAL. Parce que le moindre écart engendre un sacré bouleversement, surtout avec nos personnalités radicales, qui font souvent en sorte que si une chose cloche, tout le reste doit clocher aussi. En fait, notre hypersensibilité requiert une lecture très fine de nos besoins. Pour ne pas nous laisser…
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De la douceur! ou « Pourquoi devrais-je prendre soin de moi alors que je suis boulimique »?
L'ancienne version de moi-même était persuadée que l’auto-indulgence n’était pas un dû et que rien n’était plus conditionnel que l'amour-propre. Pour moi, lorsque l'on atteignait ses objectifs, alors on pouvait s’autoriser un écart de conduite (ça restait transgressif, malgré tout!) et faire preuve d’un peu de bienveillance. Bien évidemment, je n’avais pas vraiment d’objectifs au sens propre, si ce n’est de me prouver que je n’étais bonne à rien, nulle en tout. Je m'en voulais tout le temps, je me fixais des missions perdues d'avance, complètement irréalisables et je me détestais tout le temps : avant d'avoir entrepris quoi que ce soit ET après avoir « échoué ». Je n’étais jamais satisfaite de…







