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Témoignage d’une ancienne hyperphage : du contrôle à la liberté alimentaire
Elise a mis des années avant de mettre le mot « hyperphagie » sur ce qu’elle vivait. Elle faisait des crises de boulimie, mais sans vomir. Elle compensait ses crises en faisant beaucoup de sport et en suivant des régimes. Elle ne se reconnaissait pas dans la boulimie, qu’elle croyait systématiquement associée aux vomissements. L’hyperphagie, c’est quoi ? C’est le fait de connaître des crises d‘alimentation compulsive, comme dans la boulimie, sans utiliser de mécanisme de compensation.Personnellement, je ne crois pas que ça existe, une personne qui fasse des compulsions sans compenser (sauf éventuellement chez les personnes qui suivent une thérapie et qui apprennent à coexister avec leur trouble alimentaire en attendant…
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Je suis déçue de moi-même quand je mange trop
Parmi les nombreuses croyances qu’on retrouve chez les personnes sujettes à la boulimie ou à l’hyperphagie que j’ai accompagnées, en voici une magnifique : » Ce que je mange ou ne mange pas détermine ma valeur.Si j’arrive à contrôler ce que je mange, je suis une personne forte, admirable, de valeur.Si je n’arrive pas à contrôler ce que je mange, je ne vaux rien, je suis faible, bonne à rien. » Est-ce que tu vois à quel point c’est faux et dangereux de croire ça ? Et surtout, en croyant ça, j’adosse une valeur donnée et absolue – ma valeur – à un comportement, qui dépend de tout un tas de…
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Boulimie, hyperphagie : stopper les crises n’est PAS un bon objectif
Les points essentiels de ce live, dans les grandes lignes : QUELS SONT VOS OBJECTIFS/INTENTIONS VIS-À-VIS DE VOS CRISES OU COMPULSIONS ALIMENTAIRES ? La majorité des gens a répondu : « ne plus faire de crises » DEMANDEZ-VOUS : À QUOI ME SERVENT MES CRISES ? QUELLE EST LEUR FONCTION ? QU’EST-CE QU’ELLES ME PERMETTENT DE VIVRE ? Pour la plupart des personnes concernées, les crises ont un pouvoiranesthésiantréconfortantde régulation émotionnelled’ancrage, d’accès à ses sensations corporellesde sécurisationIl ne s’agit pas évidemment de faire l’apologie des crises, mais de voir qu’elles ne sont pas une punition du corps, ni un dysfonctionnement, mais une réponse logique et structurée à un mal-être infiniment profond DEMANDEZ-VOUS :…




